L’auditorium de la CCI, au centre-ville de Nouméa, affichait quasi-complet ce jeudi. La conférence sur les cryptomonnaies a sans aucun doute séduit le public. Au moins 80 personnes ont répondu présente. Frédéric Bruchard, conseiller en gestion de patrimoine à Team Pacific Conseil a animé la conférence. En deuxième partie, c’est Thibaud Leflaive, formateur certifié à Cryptos.nc qui a pris la suite. Les connaisseurs savent que ces deux derniers mois, le cours du Bitcoin a augmenté. Cette conférence arrive donc à point nommé. Suivez le guide.

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Cryptomonnaies : où se situe le risque ?

L’idée de cette conférence était avant tout de partager des connaissances, auprès d’un public en majorité jeune. Une des règles à retenir après la présentation : tout investissement comporte des risques. “Il est important que vous preniez le temps de les évaluer et de les adapter” a annoncé Frédéric Bruchard.

Pour le conseiller en gestion de patrimoine, le meilleur moyen d’éviter les erreurs est de le diversifier. “Quand on diversifie son patrimoine, on limite les risques.” Alors comment optimiser ses placements financiers ? Il faut tout avant définir ses besoins et son profil investisseur, à savoir si on aime le risque ou pas.

Afin de déterminer le risque d’un placement financier, la réglementation a créé une échelle de risques de 1 à 7, une sorte d’échelle de Richter des placements. “Cette notion de risque on va l’appréhender par rapport à un objectif de rendement et un besoin de liquidités.” Il existe plusieurs placements, qui vont du livret A aux actions en passant par l’immobilier. En fonction de cela, le risque et la liquidité sont plus ou moins risqués. Pour beaucoup, les investissements en cryptomonnaies constituent des placements à risques. Chez les “ultra-riches”, elles représentent 5% de leurs investissements. 

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Risky business ? © NeoTech

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Comment intégrer les cryptoactifs dans son patrimoine ?

En deuxième partie de conférence, c’est Thibaud Leflaive qui a pris le micro pour expliquer comment la cryptomonnaie peut s’intégrer dans nos investissements. “L’écosystème crypto est un outil très intéressant et très performant pour pousser et obtenir des rendements élevés voire stratosphériques !” a-t-il expliqué. Pour le spécialiste, quand on est investisseurs, cet écosystème est incontournable. Cependant, il ne s’agit pas de tout investir dans les cryptomonnaies : “il faut rester raisonnable et raisonné.” 

Quatre solutions s’offrent aux investisseurs : la méthode DCA, la gestion autonome, la gestion accompagnée et le mandat de gestion discrétionnaire. Le DCA, pour “Dollar Cost Average”, consiste à faire des achats récurrents avec un montant fixe et ce à une même fréquence ; tous les mois par exemple et sur plusieurs années. Cette méthode est adaptée aux petits budgets. Dans cette démarche-là, mieux vaut se tourner vers StackinSat, une société française qui rencontre un gros succès car elle propose d’ouvrir un plan épargne Bitcoin Premium. 

La gestion autonome, elle, porte bien son nom : les investisseurs sont seuls aux manettes pour faire leurs placements en ouvrant des comptes et en gérant eux-mêmes leur capital. Cette méthode requiert des connaissances solides, notamment en ouverture et sécurisation de compte ou encore sur les ordres d’achat et de vente. “Si on n’a pas les réponses à ces questions, il faut avant tout se former” prévient Thibaud Leflaive.  

Cette méthode est l’opposé de la gestion accompagnée, qui consiste à faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine. On s’orientera ainsi vers une finance traditionnelle, c’est-à-dire vers des achats de parts de fonds. Le gros avantage : le risque est considérablement réduit. Le formateur en cryptomonnaies recommande notamment TOBAM Global Blockchain Equity Fund. “On est sur un risque moyen et sur un fond éligible à l’assurance-vie. En revanche, on est sur une performance limitée car le fond est constitué d’actions bourse. “

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Le mandat de gestion discrétionnaire, solution star ?

Pour illustrer cette solution, Thibaud Leflaive s’est appuyé sur la société Digital Currency Yield, une société belge de gestion de portefeuille crypto. Le principe du mandat de gestion discrétionnaire : on confie à cette société, la gestion de son capital, qui va acheter et vendre des cryptomonnaies sur le marché à notre place. Elle va le faire d’une façon particulière.

“Ces professionnels travaillent avec un algorithme de trading performant et ultra réactif”

Thibaud Leflaive, crypto-stratége !

La société propose deux produits : le DCY Portfolio et le DCY Fund. Le premier propose une gestion du capital sans conserver les fonds, seul le client a accès à son argent. Il envoie simplement des ordres d’achats et de vente sur le portefeuille, via une clé API, un système informatique ultra sécurisé. DCY Fund arrivera lui en janvier 2024. Il lancera un fond régulé et réglementé, avec une banque et une assurance. 

Ces deux accès se font uniquement à partir de 100 000 euros, soit pour des investisseurs plutôt “badass”. Ils sont ouverts aux particuliers comme aux entreprises et vont agir uniquement sur les marchés “spot”, soit achat et revente de cryptos. L’algorithme a la capacité à sortir rapidement des marchés, en période de crash et à préserver le capital. Pas mal non ? Alors quelle option avez-vous choisi pour investir avec de la cryptomonnaie

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