Et si la transformation numérique de votre entreprise se pilotait depuis l’autre bout du Pacifique ? C’est le quotidien de Manon Françoy, Senior Account Executive chez Odoo, basée sur la Gold Coast, qui développe le marché calédonien depuis l’Australie. Belge d’origine, passée par la Suisse et l’Espagne, elle accompagne au quotidien des dirigeants calédoniens dans leur passage à un logiciel de gestion tout-en-un. Aujourd’hui, on va à sa rencontre !

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Bonjour Manon ! Bienvenue sur NeoTech. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et nous expliquer quel est ton rôle chez Odoo ?

Bonjour, merci pour votre invitation. Je m’appelle Manon, je suis belge mais j’ai un parcours assez international, ce qui m’a permis d’assimiler différentes façons de travailler et d’innover. Aujourd’hui, je suis basée sur la Gold Coast, en Australie, et je travaille chez Odoo en tant que Senior Account Executive. Après avoir évolué au sein du siège en Belgique, je suis désormais en charge du développement du marché de la Nouvelle-Calédonie. C’est un poste que j’occupe de manière unique au sein d’Odoo globalement, ce qui me rend d’autant plus investie.

Concrètement, j’échange avec des dirigeants et des équipes pour comprendre leurs besoins, leurs défis, et leur proposer des solutions adaptées avec un objectif clair : leur faire gagner du temps et améliorer leur efficacité au quotidien.

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore Odoo, comment tu présenterais la plateforme simplement ?

Odoo, c’est un logiciel tout-en-un qui permet de gérer toute son entreprise depuis un seul outil, grâce à plus de 80 applications. Au lieu d’utiliser plusieurs logiciels séparés pour la facturation, les ventes, le site web ou encore le marketing, tout est centralisé au même endroit et parfaitement connecté.

J’aime le comparer à une boîte à outils : tu prends ce dont tu as besoin maintenant, et tu complètes au fur et à mesure que ton activité grandit.

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Tu es basée en Australie et tu développes le marché d’Odoo en Nouvelle-Calédonie : concrètement, en quoi consiste ton rôle au quotidien ?

Au quotidien, c’est beaucoup d’échanges avec les acteurs locaux. Je gère tout le cycle de vente : de la première prise de contact jusqu’à la signature, et même au-delà, puisque je reste un point de contact pour mes clients une fois qu’ils sont à bord.

Ce qui est particulier dans mon rôle, c’est que je ne vends pas un outil générique. Je prends le temps de connaître chaque entreprise — ses processus et ses ambitions — pour identifier comment Odoo peut simplifier leur quotidien. Ça demande une vraie expertise, mais aussi beaucoup d’écoute.

Il y a aussi une dimension de développement de marché : animer des événements comme l’Odoo Business Show, tisser des relations avec les acteurs locaux et sensibiliser les entreprises aux opportunités offertes par les outils digitaux. L’objectif, c’est vraiment de rendre la technologie accessible et utile, en aidant les entreprises à gagner en efficacité tout en accompagnant leur croissance.

Odoo
En mode solution… © Odoo

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Quand tu échanges avec des entreprises calédoniennes, quels sont les problèmes qui reviennent le plus dans la gestion de leur activité au quotidien ?

Ce qui revient presque systématiquement, c’est deux choses : le manque de visibilité et la perte de temps. Beaucoup d’entreprises jonglent avec des outils trop nombreux et souvent vieillissants — un logiciel pour la facturation, un autre pour la fabrication, un autre pour les stocks — et passent leur temps à ressaisir les mêmes données partout. D’autres, au contraire, n’ont presque rien de structuré : tout repose sur des tableurs ou sur la mémoire des collaborateurs.

Dans les deux cas, le résultat est identique : impossible d’avoir une vision claire et fiable de son activité en temps réel. Et sans cette visibilité, impossible de prendre les bonnes décisions au bon moment. C’est souvent ce déclic qui pousse les dirigeants à chercher une solution.

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On parle souvent de transformation numérique… mais concrètement, pour une petite ou moyenne entreprise, en quoi cela consiste ?

La transformation numérique, c’est un grand mot qui peut faire peur, et je comprends pourquoi. Mais pour une PME, ça ne signifie pas tout révolutionner du jour au lendemain. La plupart du temps, ça commence par quelque chose de très simple : centraliser l’information.

Beaucoup d’entreprises font encore circuler leurs données par email, par téléphone, ou sur des feuilles de papier. Dès qu’elles passent à un outil centralisé, la communication s’améliore immédiatement, les erreurs diminuent et les équipes gagnent en efficacité — sans pour autant bouleverser leur façon de travailler. C’est ça, la transformation numérique pour une PME : pas une révolution, juste une meilleure circulation de l’information.

Pour accompagner cette transition, nous avons mis en place une méthodologie appelée QuickStart, qui permet d’avancer étape par étape avec l’accompagnement d’un expert. L’idée, c’est de construire des bases solides avant de monter en puissance progressivement.

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Odoo est présenté comme une alternative plus flexible et moins coûteuse que les logiciels de gestion traditionnels : qu’est-ce que ça change pour une entreprise ?

Les changements se ressentent à la fois sur le budget et sur le quotidien. Ce qui surprend souvent les entreprises, c’est qu’un outil qui couvre un seul besoin — comme la facturation, la gestion des stocks ou le CRM — peut coûter autant, voire plus cher qu’Odoo dans sa globalité. Avec Odoo, un seul abonnement donne accès à toutes les applications. Résultat : plus besoin de multiplier les outils, et quand l’entreprise grandit, il suffit d’activer de nouvelles fonctionnalités sans investissement supplémentaire.

Sur le quotidien ensuite : quand tout est centralisé, les équipes passent moins de temps sur des tâches à faible valeur — la ressaisie, les allers-retours entre logiciels, les tableaux Excel à maintenir manuellement — et peuvent enfin se concentrer sur ce qui a vraiment de l’impact. Mais le bénéfice le plus profond, selon moi, c’est la tranquillité d’esprit : savoir que ses données sont fiables, que tout est accessible au même endroit, que l’on peut consulter l’état de son activité à tout moment sans stress. Ça, ça n’a pas de prix.

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Est-ce que tu peux nous donner un exemple concret où ce type de logiciel de gestion tout-en-un a vraiment fait la différence ?

J’ai en tête le cas d’un client qui utilisait uniquement un outil de facturation, sans véritable système centralisé. Toutes les autres informations circulaient par email ou via des notes personnelles. Résultat : beaucoup de temps perdu en communication, un manque de visibilité global et, surtout, un suivi client insuffisant.

Il se retrouvait parfois, à la dernière minute, sans les marchandises nécessaires pour ses interventions — ce qui bloquait des projets, retardait les délais et affectait directement la satisfaction de ses clients. Après une analyse approfondie de son fonctionnement, Odoo lui a permis de centraliser et structurer l’ensemble de ses informations.

Aujourd’hui, il dispose d’une vision complète de son activité et d’une visibilité en temps réel sur l’ensemble de ses stocks, même répartis sur plusieurs entrepôts. Il reçoit des rappels automatiques pour anticiper ses commandes et sait en permanence qui est en charge de quoi. Le tout, pour un budget équivalent à ce qu’il dépensait auparavant uniquement pour la facturation — sans même compter les gains liés au temps économisé.

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L’équipe Odoo ! © Odoo

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Toi qui es entre l’Australie et la Nouvelle-Calédonie, quelles différences tu observes dans la manière d’aborder le numérique ?

En Australie, la plupart des PME ont déjà des outils digitaux, mais l’information reste éparpillée : chaque département a son propre système et, au final, personne n’a une vision d’ensemble claire.

En Nouvelle-Calédonie, je rencontre encore beaucoup d’entreprises qui réalisent une grande partie de leurs tâches à la main, ou qui s’appuient sur des logiciels vieillissants devenus un frein plutôt qu’un atout. Le problème avec ces outils, c’est qu’ils ne peuvent tout simplement pas accompagner la croissance de l’entreprise dans le temps.

C’est là qu’Odoo fait vraiment la différence : il permet de digitaliser et centraliser en même temps, et il évolue avec l’entreprise sans la limiter.

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Pour finir, quel conseil donnerais-tu à une entreprise calédonienne qui veut mieux gérer son activité, sans se compliquer la vie avec trop d’outils de gestion ?

Mon premier conseil, c’est de commencer simplement : identifier les deux ou trois tâches qui vous coûtent le plus de temps au quotidien. C’est souvent là que se trouvent les gains les plus rapides.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, je serai à Nouméa fin avril pour notre Odoo Business Show. Et pour ceux qui préfèrent échanger directement, n’hésitez pas à me contacter — je serai ravie de vous accompagner.

La Nouvelle-Calédonie a un vrai potentiel de développement, et les entreprises qui prennent ce virage maintenant auront une longueur d’avance demain.

On vous met le lien d’inscription à l’événement Odoo Business Show juste ici : https://www.odoo.com/r/miJS

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