VivaTech, ChangeNOW, CES, Web Summit… En quelques jours, un salon tech international peut changer la trajectoire d’une startup. Mais, soyons honnêtes : beaucoup d’entrepreneurs en reviennent avec une pile de cartes de visite, une bonne fatigue et… c’est à peu près tout ! Pas parce que le salon était mauvais mais parce qu’ils n’étaient pas (ou mal) préparés. Voici quelques conseils (non-exhaustifs) pour valider ta présence et ne pas gâcher ton billet d’avion !
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Avant le salon, le match se gagne (ou se perd) à l’entraînement
Depuis quelques années, la Nouvelle-Calédonie participe à des salons « tech » internationaux, et c’est encore le cas en 2026 avec la Pacific Tech à ChangeNOW, ou encore le prochain déplacement d’une délégation d’entrepreneurs sous pavillon calédonien à VivaTech. Alors que FireTracking avait agité les allées de VT25, qu’Aqualone avait papoté avec le Président de la République lors du Pacific Tech Village ou encore qu’EcoMana vient de rentrer de ChangeNOW avec plus de 150 000 euros de contrats, la pertinence de la participation à des salons internationaux semble désormais évidente – pour certains, tout du moins.

Néanmoins, ce que ces entrepreneurs à « succès » ont en commun est parfois délicat à identifier. Pour résumer : une préparation sérieuse doublée d’un accompagnement crédible, une stratégie business et marketing claire et un suivi rigoureux une fois rentrés. Évident ? Pas tant que ça…
La règle des 3 objectifs maximum
Un salon, ça ne sert pas à tout faire en même temps. Avant de partir, il faut que avoir les idées claires et déterminer trois objectifs prioritaires, ce qui nécessite de se poser des questions. Des trucs comme : est-ce que ma solution est assez mature et fiable pour trouver des clients ? Est-ce que j’ai des arguments économiques forts pour rencontrer des investisseurs ? Est-ce que j’ai besoin d’identifier des partenaires export ou technologiques ? Est-ce que je veux tout simplement tester l’intérêt d’un marché ? Est-ce que j’ai besoin de visibilité autour de ma startup pour doper ma crédibilité et accélérer ma croissance ? Bref, se poser des questions et y apporter une réponse, de préférence écrite et mesurable, basée sur des indicateurs quantitatifs objectivés est une règle à ne pas oublier. Et oui, « revenir avec cinq leads qualifiés » vaut mieux que « serrer la pinces des curieux » !
Prépare (vraiment) ton pitch
Trois minutes. C’est le temps d’attention qu’un visiteur, au mieux intéressé ou simplement curieux, va t’accorder avant de passer à autre chose. Et ces « autres choses », dans ces salons, elles sont présentes par milliers et s’appellent « d’autres entrepreneurs »… Toi, tu as ton pitch dans ta potch, et tu te crois arrivé ? Et bien pas forcément, car la base d’un pitch, c’est de répondre à minimum quatre questions en moins de 90 secondes : quel problème tu résous (ou besoin tu réponds), pour qui, comment, et pourquoi toi ? Autre conseil : prépare ton (ou tes) pitch(s) en fonction de tes objectifs identifiés ci-dessus : on ne raconte pas la même sauce à un partenaire technique, qu’à un investisseur potentiel ou à la presse. Basique, mais pas si simple…





Prends des RDV avant d’arriver
Les salons comme VivaTech ou ChangeNOW, sans parler du CES, disposent de plateformes de matchmaking intégrées. Les organisateurs te noient d’ailleurs parfois d’informations et de guide d’utilisation et ils ont raison : utilise-les. Repère. Contacte. Interagis. Propose. Toujours en fonction de tes objectifs… car, un message personnalisé envoyé dix jours avant la participation vaut dix fois mieux qu’une rencontre improvisée dans une allée bondée.
Prépare tes supports aux formats « digital » ET « physique »
La plupart des gens sont comme Saint-Thomas : ils ne croient que ce qu’ils voient. Et, ils ont raison tant le « tech-bullshit » ressemble parfois à un sport international. Le mieux, c’est toujours de montrer ta solution physiquement et, si ce n’est pas possible, de préparer un genre de QR code vers une démo sur ton site ou ta carte de visite digitalisée, une plaquette recto-verso claire ou une vidéo de 60 secondes sur ton ordi. C’est pas grand-chose mais c’est tout ce dont tu as besoin. Et steuplait, anticipe en préparant une version offline de ces outils : les connexions Wi-Fi dans les salons sont rarement au niveau. Ca t’évitera des moments de gênance…
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Pendant le salon : miser sur la qualité, plutôt que sur la quantité
T’es dans un salon international, pas en visite au Louvre alors please, écoute ta femme et mise plutôt sur la qualité que sur la quantité.
La règle des 5 contacts utiles par jour
Draguer toutes les filles / mecs de la boîte de nuit a rarement permis de rentrer à la maison avec plusieurs partenaires… Et bien, c’est pareil dans un salon international : mieux vaut cinq vraies conversations ciblées et qualitatives que cinquante cartes de visite collectées ou distribuées à la volée ; t’es pas au marché de Moselle ou au Géant Sainte-Marie à tailler le bout de gras avec tes connaissances. De plus, après chaque échange, prends trente secondes pour noter le nom prénom (et contact LinkedIn si t’as le temps) de ton interlocuteur, les sujets centraux et d’intérêt commun dont vous avez parlé ainsi que le prochain « moove » de ton tunnel de conversion. Appeler. Mailer. Taguer ? Bref, une action directe pour prolonger la discussion dans un contexte plus intime. Quant à ton futur « sentiment d’imposture », range-le avec tes cartes Pokemon dans ta cave. Si t’es pas solide sur tes appuis, tu vas pas transformer ta frappe en « second poteau Pavard » !




Joue le jeu du stand collectif
Si tu participes dans le cadre d’une délégation comme la New Caledonian Tech et le Pacific Tech Village à VivaTech ou le pavillon Pacific Tech à ChangeNOW, tu bénéficies d’un atout que les startups solo n’ont pas : la force d’un collectif. Partager des infos, résumer des conférences, orienter des rencontres sur site, faire croquer des contacts… Alors joue la collective, que ce soit sur site, mais également sur tes canaux de communication. Si tu régales les mecs de ta team, tu pourras prendre la place qui te revient : celle du N°10 !
Le dilemme des conférences : avec modération (et tes cibles)
Participer aux conférences thématiques, ça fait toujours kiffer ! Toi, t’es dans la GreenTech et t’as bien envie d’écouter untel sauver le monde grâce à l’IA. Ou unetelle te partager les recettes d’une levée de fonds en Série B grâce à un fonds d’investissement spécialisé. Bah ouais, mais en fait, t’es pas là (que) pour te faire plaisir… Identifie les conférences et prises de parole où seront présentes tes targets, pas celles où tu crois simplement t’enrichir intellectuellement. Normalement, t’es là pour faire du business, pas pour apprendre à parler le baleine. Un investisseur vient de finir une keynote ? C’est le moment d’aller le croiser naturellement, de le féliciter et de lui servir (finement) ta tambouille. Sans oublier que les couloirs et les pauses café sont souvent plus productifs que le pavillon lui-même…
Et gère ta com’ sérieux !

Si t’étais à So Tech, So Good, t’aurais entendu dire que la com’ était un super levier pour crédibiliser ta startup et bosser ton personal branding. Si ta solution est invisible en ligne, sur LinkedIn par exemple, et que t’as jamais fait une interview dans la presse, le client va sentir le coup fouré et l’investisseur va se tailler fissa. Alors oui, on sait que « t’aimes pas te mettre en avant » et que « la com’, ça coûte cher. Bah ouais, mais dans ce cas-là, va nourrir des lamas en Amérique du Sud ! Rappelle-toi que t’es patron d’une entreprise et que ça fait partie du job d’être « le premier ambassadeur de ton projet ». Donc bon, après tout, c’est quoi une petite story ou un post galerie par jour, publié sur LinkedIn depuis le salon, en taguant tes rencontres, tes partenaires etc ? C’est pas grand-chose mais ça amplifie ta visibilité auprès de ceux qui ne sont pas là. Et auprès de ceux que tu veux séduire, maintenant ou dans le futur !
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Après le salon, c’est là que 90 % des entrepreneurs ratent le coche
Relance dans les 48 heures
Tu croyais avoir fini de bosser ? T’es lessivé et tu penses qu’à retrouver le lagon, les doigts de pieds en éventail ? T’aimerais bien ne plus parler à personne pendant quinze jours ? Raté ! T’as plutôt intérêt à battre le fer tant qu’il est chaud car passé ce délai, tu vas te noyer dans la pile des contacts oubliés (ou pire, fantasmés !). Balance un message court, personnalisé, qui rappelle ce dont vous avez parlé et propose une prochaine étape concrète : un call de 30 min, l’envoi d’un deck, d’une démo en ligne, un dej’ dans un resto, une soirée au club cigare… Et please, pas de copier-coller générique automatisé mais une vraie relance humaine, avec humilité et respect, évidemment…
Classe tes contacts en trois catégories
Comme la température de ton bain : il peut être « chaud » (à rappeler cette semaine), « tiède » (dans le mois) ou « froid » (à recontacter dans 3 mois). Franchement, soit tu es organisé et t’as réussi à classer tes contacts après chaque journée de participation grâce à ton meilleur tableur Excel, soit t’as un CRM comme Notion, HubSpot ou Brevo que tu vas nourrir rapidement. N’oublie pas : l’important n’est pas l’outil, c’est la rigueur et la réactivité.
Fais ton bilan (objectivement)
Aller, c’est l’heure ! Reprends tes trois objectifs initiaux et fais le bilan calmement… mais surtout objectivement. Tu les as atteints ? Partiellement ? Pas du tout ? Ce bilan honnête conditionne la préparation du prochain salon et te permet de justifier l’investissement auprès de tes partenaires et organisateurs. Après tout, vu le prix qu’elle coûte ta participation, vaudrait mieux pas leur dire que t’as rien signé et que ton billet AirCalin restera un investissement sans retour. On appelle ça « indicateurs de performance ». Tu sais ce que ça sert à mesurer ?
Publie ton REX
Il n’y a pas que le « quanti » dans la vie alors fais ton bilan « quali » aussi, ou moral, si t’es un gourou de la tech. Une fois que t’as identifié tes forces, faiblesses, les opportunités et menaces, bref, le SWOT de ta participation, régale ton audience d’un petit LinkedIn Pulse, publie un témoignage, des chiffres clés, une photo de ta frimousse, bref, mets-y un peu de toi – mais sans tomber dans le pathos, stp, car on sait que tu utilises Claude (et t’as bien raison) mais n’oublie pas que tu reste un être humain. Partager ce que tu as vécu booste ta crédibilité et ouvre des portes pour la prochaine édition. Et ça aide les entrepreneurs calédoniens qui préparent leur premier déplacement à ne pas perpétuer les mêmes erreurs potentielles que les tiennes… TEAM-REX !

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Mode « back to back » activé ?
Alors ouais, préparer un salon international, c’est du taf ! Mais honnêtement, c’est quoi l’alternative ? Rester sur le Caillou à regarder les autres se faire une place dans le grand monde des « licornes » ? Certes, le marché calédonien est petit, les ressources sont rares mais la concurrence mondiale ne va pas t’attendre…
VivaTech, ChangeNOW, CES : c’est pas des vacances avec Maman, c’est des accélérateurs pour ton Biz. Alors si t’appliques ne serait-ce que la moitié de ce qu’on vient de te dire, ton prochain retour de salon risque de ressembler à autre chose qu’une bonne fatigue et une valise de goodies. Alors, c’est bon, tu vas nous claquer un bon vieux Back2Back maintenant ?
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