Diététicienne-nutritionniste diplômée d’État installée à Nouméa, Rosine Deramane accompagne depuis plusieurs années des femmes de 35 ans et plus, en cabinet et en visio. De ce quotidien est née Superalive, une application qui prolonge le suivi entre deux consultations : plans alimentaires, recettes calédoniennes, journal photo des assiettes, espaces dédiés à la santé féminine et bilans mensuels sur l’énergie, le sommeil et le stress.
La solution s’appuie sur l’intelligence artificielle pour analyser les assiettes et préparer les plans du mois, mais la validation reste humaine : chaque programme passe par ses règles nutritionnelles avant publication et chaque message reçoit une réponse d’elle, écrite ou vocale. Rosine Deramane revient sur la naissance de Superalive, sur le choix d’un public encore peu adressé par les applications de nutrition et sur ce qu’elle prépare pour la suite.
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Bonjour Rosine et bienvenue sur NeoTech ! Pouvez-vous vous présenter ainsi que Superalive : qui est derrière la solution, comment elle fonctionne et comment on y accède ?
Je suis Rosine Deramane, diététicienne-nutritionniste diplômée d’État, installée à Nouméa. J’accompagne depuis plusieurs années des femmes de 35 ans et plus, en cabinet et en visio. Superalive est née d’un constat simple : entre deux consultations, mes patientes se retrouvaient seules avec un plan sur papier et c’est précisément là que tout se joue.
Je porte la méthode, les contenus et le suivi des membres. Toute la nutrition est validée par moi : les valeurs nutritionnelles viennent de la table officielle Ciqual de l’ANSES et chaque plan passe par mes règles de répartition avant d’être publié.
Une membre commence par un bilan initial gratuit, que je lis personnellement. Elle trouve ensuite dans l’application ses plans alimentaires du mois, des recettes (dont des recettes calédoniennes), un journal où elle photographie son assiette, des outils comme le calculateur de besoins ou les équivalences alimentaires, des espaces santé féminine (cycle, ménopause, contraception, SOPK, grossesse, sommeil), des vidéos de mouvement, des challenges et une communauté. Côté suivi, elle fait un point hebdo de deux minutes et un bilan mensuel, elle voit ses courbes et elle m’écrit directement par message ou par vocal.
On y accède sur superalive.fr, depuis un téléphone ou un ordinateur. L’application s’installe sur iPhone et Android comme une application classique, sans passer par les stores pour l’instant. Le compte est gratuit et sans carte bancaire. Un abonnement mensuel, avec quinze jours d’essai, débloque l’ensemble de l’application et mon suivi. Il existe aussi une formule « Suivi sur mesure », centrée uniquement sur le plan nutritionnel personnalisé.

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Superalive s’adresse aux femmes de 35 ans et plus avec des bilans mensuels sur l’énergie, le sommeil et le stress. Pourquoi ce profil et cette approche globale plutôt qu’un simple suivi nutritionnel classique ?
Parce qu’à partir de 35 ans, la physiologie d’une femme change et que l’assiette seule n’explique pas tout. Le cycle devient parfois irrégulier, la périménopause s’installe, le sommeil se dégrade, la charge mentale et le stress pèsent sur les hormones. Une femme qui dort cinq heures et qui a des fringales de sucre en fin de journée n’a pas d’abord un problème de volonté : elle a un problème de cortisol et de récupération. Si je ne regarde que ce qu’elle mange, je passe à côté.
C’est pour cela que mes bilans mesurent l’énergie, le sommeil, le stress, le mouvement et le ressenti, et pas seulement le poids. D’ailleurs, les membres choisissent leur repère : certaines préfèrent suivre leur énergie, leurs mensurations ou leur force plutôt que la balance. Ma méthode repose sur quatre axes qui se répondent : la nutrition, le mouvement, le mindset et la récupération.
J’ai aussi voulu une application de femme pour des femmes : les contenus parlent de cycle, de contraception, de SOPK et d’endométriose, de ménopause, de grossesse, d’alimentation de l’enfant. Ce sont les questions qu’on me pose en cabinet et qu’on trouve rarement traitées sérieusement dans une application de nutrition.

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Superalive intègre de l’IA pour analyser les assiettes et générer des plans alimentaires, mais c’est bien vous qui répondez personnellement à chaque message. Comment vous positionnez-vous entre technologie et accompagnement humain, et quelles sont vos ambitions pour la suite ?
L’IA travaille pour moi, pas à ma place. Elle me fait gagner le temps que je préfère passer avec les femmes que j’accompagne. Elle analyse une photo d’assiette, elle propose des équivalences, elle me prépare une première version des plans du mois et un brouillon de réponse à un bilan. Mais tout passe ensuite par mes mains : je relis chaque plan, l’application vérifie mes règles nutritionnelles et bloque ce qui n’est pas cohérent, et chaque bilan et chaque message reçoit une réponse de moi, écrite ou vocale. Une membre ne parle jamais à un robot sans le savoir : ce qui vient de l’IA est signalé comme tel et ce qui compte vraiment, le lien, c’est moi.
Nous sommes aussi très attentives à la confidentialité : les données de santé des membres sont hébergées séparément, et les photos et documents sont dans des espaces privés que seule la membre et moi pouvons voir.
Pour la suite, trois ambitions. D’abord, l’application sur l’App Store et Google Play d’ici la fin de l’année. Ensuite, aller plus loin dans le sur-mesure : à partir du bilan initial, construire pour chaque femme un plan nutrition, mouvement et mindset vraiment adapté à son cycle, à son emploi du temps et à ses envies. Enfin, faire rayonner Superalive au-delà de la Nouvelle-Calédonie : la méthode parle à toutes les femmes francophones de 35 ans et plus, et l’application fonctionne déjà partout.

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