« NODA Pacifique, le Bureau d’études qui vous nourrit », peut-on lire désormais dans la signature mail de Chloé Fontfreyde, fondatrice gérante de cette société – ex « OpaO » – qui intervient dans les secteurs de l’agriculture et de l’environnement et, plus largement de la production primaire. Fort consciente (et experte) des enjeux financiers des exploitations agricoles, l’ingénieur-entrepreneuse, a développé « MARAÎTECH », un outil numérique novateur au service du pilotage de la production maraîchère.
L’objectif de cet outil ? « Changer de posture et passer du prévisionnel figé au pilotage agile pour anticiper, ajuster et décider ». Présentation d’une solution 100% personnalisable qui permet aux professionnels de gérer leur trésorerie. Mais pas que…
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Bonjour Chloé et bienvenue sur NeoTech ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous parler de ton parcours en Nouvelle-Calédonie ?
Bonjour aux lecteurs de NeoTech ! J’ai grandi en Nouvelle-Calédonie, j’ai fait des études d’agronome dans l’Hexagone et je suis revenue sur le territoire en 2017. J’ai travaillé à la Chambre d’agriculture et de la pêche, d’abord en tant qu’ingénieure conseil dans la lutte agronomique contre la tique du bétail, puis en tant que responsable du service développement durable.
J’ai créé mon entreprise en 2022 sous le nom d’ »OpaO » et je suis 100% entrepreneuse depuis le 1er janvier 2023. Après plus de trois années d’activité en tant que consultante indépendante, cette année 2026 marque une nouvelle étape dans le développement de la structure : « OpaO » est devenu « NODA Pacifique » et s’appuie aujourd’hui sur une équipe composée d’une consultante sénior et d’une consultante junior, toutes deux basées en Nouvelle-Calédonie.
Au fil des missions menées ces dernières années, nous avons consolidé notre positionnement en tant que bureau d’études engagé au service des projets qui vous nourrissent, au sens propre… comme au sens figuré : agriculture, élevage, pêche, alimentation et dynamiques territoriales.

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Tu as développé un outil numérique innovant appelé « MARAÎTECH » ; peux-tu nous en dire plus sur le besoin auquel il répond et le(s) solution(s) qu’il propose ?
« MARAÎTECH » est un outil de pilotage numérique de la production maraîchère, mais c’est avant tout une initiative familiale. En premier lieux, j’ai développé cet outil pour répondre à un besoin de mon conjoint, lui-même maraîcher. A force d’amélioration continue, nous avons décidé de faire en sorte qu’il puisse servir à d’autres maraîchers. Et c’est à ce moment que mon frère, ingénieur informatique, a rejoint l’aventure.

Nous avons créé « MARAÎTECH » dans un contexte où les maraîchers ont du mal à planifier de manière réaliste, à relier leur production et leur chiffre d’affaires, à anticiper l’ensemble des charges et à prendre le temps de piloter. Tout cela dans un contexte où l’économie est sous tension et les trésoreries fragiles, avec des techniciens qui manquent de méthode d’accompagnement adaptées.
« MARAÎTECH » est un outil au service de la méthode. Il nous semble essentiel de changer de posture, de passer de l’outil à la méthode, du prévisionnel au pilotage. Un nouveau tableau Excel ou logiciel ne suffit pas. La méthode « MARAÎTECH » permet d’anticiper la production, le travail et la trésorerie, de relier le technique et l’économique, de piloter dans la durée et d’anticiper les situations financières à risque.
La méthode s’appuie sur un outil qui est 100% paramétrable par exploitation, qui comprend déjà des données technicoéconomiques calédoniennes, qui est structuré par modules et accessible sans internet. L’outil rend comme résultat le prévisionnel de production, déjà utilisé par nombre de maraîchers au quotidien. Là où il est innovant, c’est qu’il rend un prévisionnel de trésorerie que l’on peut actualiser chaque mois. Les objectifs de « MARAÎTECH » sont d’anticiper, ajuster, décider, et finalement produire sans subir !



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A qui s’adresse cet outil et quelles sont les prochaines étapes de développement que tu as en tête ?
« MARAÎTECH » s’adresse aux maraîchers. L’outil est utilisable et utilisé depuis 2024. Pour une nouvelle exploitation, les phases au nombre de trois. La première phase est l’intégration, avec l’adaptation de l’outil à l’exploitation, la prise en compte du contexte spécifique, l’explication et l’appropriation de la méthode. La deuxième phase est le suivi du maraîcher, avec l’actualisation mensuelle au réel, l’identification des points de rupture et l’orientation vers des services spécialisés si nécessaire (REPAIR pour un accompagnement technique spécifique, REAGIR de la CAP-NC pour l’accompagnement économique, entre autres…). La troisième phase est l’audit annuel qui permet de faire un bilan avec le maraîcher et des recommandations.
Dans le cadre du développement du projet « MARAÎTECH », nous sommes dans une phase de présentation aux acteurs. Nous avons présenté la démarche à plusieurs organisations professionnelles demandeuses en début d’année. J’ai également utilisé récemment l’outil comme démonstrateur dans le cadre d’une formation à l’installation agricole.
La phase suivante consistera en une levée de fond en deux étapes, nécessaire pour changer d’échelle. La première étape, le « concept proof », serait de constituer un groupe de maraîchers volontaires, via un réseau ou une coopérative existante, pour déployer l’outil existant et la méthode « MARAÎTECH » au sein de ce groupe. Ce premier projet pilote permettrait d’identifier les co-bénéfices (à titre d’exemple : meilleur pilotage du maraîcher, augmentation de la capacité d’une coopérative à planifier les productions et à les commercialiser, meilleure connaissance du secteur par les organismes d’accompagnement technique et financier…), les besoins des autres pays et territoires d’Outre-mer, ainsi que les développements nécessaires (à titre d’exemple : création d’un module irrigation, création d’une application smartphone…). La deuxième étape serait un projet de développement de l’outil et de structuration du projet « MARAÎTECH » dans un objectif de changement d’échelle à la Nouvelle-Calédonie, voire du Pacifique, voire de l’ensemble des Outre-mer !
J’invite donc les maraîchers intéressés par le projet « MARAÎTECH » à se signaler en remplissant ce court formulaire.
Et les partenaires techniques et financiers dont le projet « MARAÎTECH » s’inscrit dans les plans d’actions à me solliciter par mail ou téléphone pour en discuter : cfontfreyde@nodapacifique.nc, +687 78 29 83. Et pour en savoir plus sur NODA Pacifique, vous pouvez-vous rendre sur www.nodapacifique.nc.
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