La Bluetech en NC : ça bouge (vraiment) côté océan !
Jeudi 26 mars, un peu avant 8h, à la Station N, ça arrive par petits groupes. Cafés, croissants, on commence la matinée avec des discussions peu formelles mais enthousiastes sur le sujet du jour !
À l’intérieur, ça se remplit vite. Format annoncé rapidement : présentation, pitchs, échanges. Une heure et demie, pas plus – top départ !
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On introduit rapidos
C’est la French Tech Nouvelle-Calédonie qui prend la parole en premier. Pas de grand storytelling mais plutôt un constat posé simplement : il y a déjà des projets autour de la mer ici, mais ils sont éparpillés, pas toujours visibles, et surtout pas vraiment reliés entre eux.
L’idée de la démarche Bluetech, telle qu’ils la présentent, c’est justement de comprendre ce qu’il y a déjà sur le territoire et de commencer à le faire tenir ensemble.
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L’annuaire Blue Tech NC, « on vous explique »…
Pose sur la présentation de l’annuaire Blue Tech NC. 44 projets recensés – pas une sélection, pas un top 40 des meilleurs projts, vraiment un panorama du secteur caledonien.
L’annuaire Blue Tech NC couvre beaucoup plus que ce qu’on imagine quand on entend “Bluetech”. Il y a de la surveillance maritime, de la robotique, de l’ingénierie, mais aussi de la santé, de l’éducation, de l’environnement. Ils insistent sur un point pendant la présentation : la place des femmes. Une part importante des projets est portée par des femmes, et ça, c’est mis en avant comme une réalité du terrain, pas comme un argument. Girl power !
L’annuaire est présenté comme un point de départ, un outil pour savoir qui fait quoi. Et surtout, éviter que chacun avance sans savoir ce que fait l’autre…

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Pitchs sessions en place !
Les pitchs s’enchaînent vite : trois minutes chacun pour expliquer son projet !
Halophytes Solutions NC présente un travail autour de l’agriculture bio-saline, avec l’idée de développer des cultures capables de s’adapter à des environnements marins. Ce n’est pas abordé comme un concept abstrait, mais comme une réponse directe aux contraintes locales, avec des applications concrètes.
Du côté de Catamarine, on est sur de la fabrication de bateaux, mais avec une approche clairement orientée vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Le projet ne se limite pas à construire, il questionne aussi les matériaux utilisés et l’impact global sur l’environnement, avec une volonté de faire évoluer les standards actuels.
AidOcean complète cette approche avec une dimension plus opérationnelle, en travaillant sur des solutions d’intervention en mer à vocation humanitaire et médicale. L’idée est d’utiliser le maritime comme un moyen d’accès à des zones pour l’heure isolées, où les infrastructures sont limitées.
Magis intervient sur la surveillance maritime, avec des outils permettant de mieux observer et analyser ce qui se passe en mer. Derrière, il y a des enjeux de sécurité, de gestion et de compréhension des espaces marins, qui dépassent largement le « simple » cadre tech.
Le Lycée du Mont-Dore présente un projet mené par des élèves autour des voiles rotors (voile cylindrique tournante qui utilise le vent pour propulser le navire), avec un objectif clair : réfléchir à des solutions de décarbonation du transport de minerai en Nouvelle-Calédonie. Le travail est structuré et va jusqu’à la modélisation et la validation des performances, ce qui donne une vraie consistance au projet.
Subsea apporte une autre vision avec des technologies sous-marines déjà développées et utilisées. Robotique, inspection, relevés de données… on est sur des outils opérationnels, utilisés dans différents contextes, ce qui donne un aperçu de solutions déjà matures et engagées.
Thanks for Her aborde un sujet plus spécifique, celui des épaves sous-marines et des risques de pollution aux hydrocarbures. L’idée repose sur un modèle « hybride », entre recherche, mécénat et mobilisation, avec une volonté de coordonner des actions à une échelle plus large.
Et puis pour clôturer les pitchs, VM Equality intervient sur la sensibilisation de la jeunesse aux enjeux liés à l’océan. Une approche moins technique, mais qui rappelle que la question de la transmission reste centrale.
Dans l’ensemble, les projets sont très différents, mais tous s’appuient sur des réalités concrètes du territoire calédonien.
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Une ouverture vers le Pacifique
La discussion s’élargit naturellement au-delà de la Nouvelle-Calédonie. La Polynésie française est évoquée, avec plus largement la question des liens entre territoires du Pacifique. L’idée qui ressort, c’est que les contraintes sont souvent les mêmes d’un territoire à l’autre : isolement, logistique, dépendance à la mer. Du coup, les solutions développées ici peuvent aussi avoir du sens ailleurs.
Ce n’est pas encore structuré, rien n’est formalisé, mais c’est clairement présent dans les échanges. Pas comme un objectif affiché, plutôt comme une suite logique qui commence à s’imposer dans une ambition de pousser les projets hors sol calédonien.
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On échange, on s’interroge…
La dernière partie est ouverte à la salle et là, on quitte un peu le format « présentation ». Les questions sont directes : financement, accompagnement, comment on fait pour que ça ne reste pas « chacun de son côté » ?
La matinée se termine sans conclusion formelle. Les gens restent, discutent, reprennent des conversations entamées avant ou pendant les pitchs. Ce qui reste, ce n’est pas un effet “waouh”, c’est plutôt un constat simple : les projets autour de la Bluetech NC existent et méritent d’être valorisés. La suite ? Réussir à connecter tout cet ecosystème pour qu’il devienne autre chose que de simples initiatives !
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