French Tech NC, le Caillou devient « Capitale » !

French Tech NC, le Caillou devient « Capitale » !

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Mardi 12 mai à partir de 17h, la Station N se remplit des acteurs de l’écosystème Tech New Cal. Un coq rouge origami qui trône dans le fond et un espace prêt à accueillir l’événement du jour. Dans l’air, ce « secret » que tout le monde a fait semblant de ne pas avoir eu vent… L’annonce principale de la soirée : la labellisation de la French Tech Nouvelle-Calédonie comme Capitale French Tech 2026-2028. Une annonce qui avait voyagé juste assez loin pour remplir la salle, pas assez pour gâcher la surprise !

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Cocoricooo, le Caillou est une Capitale !

C’est quoi être « Capitale French Tech » ? C’est pas juste un beau titre de plus à coller sur un kakémono. C’est le niveau le plus élevé de reconnaissance attribué par la Mission French Tech nationale – le truc réservé aux grandes métropoles régionales, Lyon, Bordeaux, Strasbourg… et désormais, Nouméa. La Nouvelle-Calédonie rejoint un club de 19 capitales, dont seulement deux outre-mer : La Réunion, et maintenant nous. Chapeau les artistes !

Devenir Capitale French Tech, c’est surtout des moyens entre doublés et triplés, un accès direct aux ministères et à la Mission French Tech, une légitimité pour taper à la porte des fonds d’investissement nationaux et un rôle dans le déploiement des politiques publiques d’innovation. La French Tech NC n’est plus juste une belle initiative locale : elle devient un relais officiel de la tech française dans le Pacifique Sud.

Hatem Bellagi, président de la FTNC et Aurore Klepper, directrice de l’asso, n’ont pas caché leur satisfaction. Six ans de boulot depuis le statut de communauté French Tech en 2020, depuis les premiers événements montés avec des bouts de ficelle et beaucoup de café.

« Les graines semées depuis 2019 commencent à donner leurs fruits », a glissé Hatem avec un sourire qu’il avait du mal à contenir… et on le comprend !

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Le défilé des VIPs, avec ou sans WiFi…

La soirée avait un casting cinq étoiles. En salle, en visio, depuis Paris ou depuis La Réunion : le Caillou a rayonné bien au-delà de nos frontières.

Sonia Backès, présidente de l’Assemblée de la Province Sud, a rappelé son engagement depuis le premier jour, financier mais aussi « psychologique », dit-elle. Dans une période où les bonnes nouvelles se font rares sur le territoire, elle y voit un levier d’attractivité et de confiance pour les investisseurs. Difficile de lui donner tort !

Christopher Gyges, membre du gouvernement chargé du numérique, était là en 2019 quand tout a commencé. Il se souvient de la Station N telle qu’elle était : une ancienne gare maritime qui n’avait jamais servi à grand-chose.

« On en a fait un lieu de développement, de croissance, d’innovation. » – Christopher Gygès, à propos de la Station N.

Le statut de jeune entrepreneur innovant, les appels à projets, trois ans de présence à VivaTech avec des startups néo-zélandaises, australiennes et polynésiennes sur le stand calédonien. Le rayonnement régional était déjà bien en marche avant le label.

Jacques Billant, Haut-Commissaire de la République, avait fait le déplacement et a pris la parole pour célébrer la grande nouvelle. Classe !

Depuis Paris, Anne-Gaëlle Baudouin, Directrice générale des Outre-mer, en visio, a rappelé que :

« La Nouvelle-Calédonie allait désormais contribuer aux orientations stratégiques nationales de la Mission French Tech. »

Et puis il y avait le twist : Olivier Jacob, conseiller spécial auprès du Président de la République, en vidéo depuis l’Élysée. Oui, depuis l’Élysée ! Une intervention qu’on n’avait pas vu venir. Celui qui avait poussé pour que les French Tech Outre-Mer se retrouvent à Nouméa en décembre 2024 a lâché :

« Vous incarnez une lueur d’espoir dans le ciel de l’économie calédonienne. »

Il nous a donné rendez-vous à VivaTech dans quelques semaines, on le prend au mot !

French Tech
Les VIPs de la soirée !

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Cap sur 2028

Une fois les discours terminés, Hatem et Aurore ont pris le relais pour dérouler la feuille de route jusqu’en 2028.

Accès au marché : un club des acheteurs privés se monte, le Trophée de l’acheteur innovant est reconduit après sa première édition en 2025 et la Province Sud a déjà montré la voie avec un dispositif permettant des marchés jusqu’à 20 millions de francs sans mise en concurrence pour les solutions innovantes. Car petit rappel de leur part : le meilleur financement pour une startup, c’est son premier client.

Levées de fonds : le statut Capitale French Tech ouvre de belles portes. La FTNC recense près d’un milliard de francs levés sur le territoire en trois ans. Des business angels néo-zélandais ont dit tout haut qu’ils étaient prêts à faire du mentoring avec les startups calédoniennes et on ne dit pas non !

Rayonnement Pacifique : l’ambition principale est de construire un vrai Hub Pacific Tech & Innovation qui connecte les écosystèmes de la région, de Papeete à Auckland en passant par Port Vila. La slide projetée ce soir-là montrait des fils reliant Nouméa à une dizaine de villes du Pacifique. Le réseau existe déjà sur le papier mais reste encore à le faire vivre. Une convention vient d’être signée avec l’Université de Nouvelle-Calédonie pour faire enfin parler la recherche et les entreprises. Projet ambitieux ? Oui. Mais irréaliste ? Vu le chemin parcouru en six ans, loin de là.

Diversité : aller dénicher les porteurs de projets sur l’ensemble du territoire, en Province, dans les îles et leur donner accès aux outils. Aussi, côté WomanTech, ça s’active : la FTNC a noué des liens avec un réseau de femmes entrepreneuses néo-zélandaises, des webinaires ont déjà eu lieu et une délégation commune à VivaTech 2026 se dessine.

La feuille de route est claire : passer de 52 à 70-80 startups adhérentes, monter les levées de fonds et consolider le rôle régional. Bref, y’a du taff !

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Le joker IOM

Hatem avait gardé un joker pour la fin. La French Tech NC annonce un partenariat avec Innovation Outre-Mer (IOM), une asso parisienne de dix ans qui connecte les innovations ultramarines aux grands groupes et aux investisseurs nationaux. La FTNC devient la première French Tech à rejoindre l’IOM Club, ce qui veut dire : un rendez-vous physique annuel à Paris le 17 juin pendant VivaTech, une plateforme de mise en relation avec des mentors et des fonds, des sessions experts mensuelles, des feedbacks pitch personnalisés…

Julie Van Snick, secrétaire générale d’IOM, était en visio depuis La Réunion. Elle nous rappelle : dix ans d’existence, 750 projets accompagnés, 7 millions d’emplois soutenus. Le pitch était bien rodé. On signe !

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VivaTech 2026 : quatrième tournée pour le Coq calédonien !

Quatrième participation calédonienne à VivaTech et édition anniversaire des 10 ans du salon. Et côté chiffres, ça donne quoi ? 180 000 visiteurs, 171 nationalités, 14 000 startups, 3 600 investisseurs. En 2025, le stand calédonien avait généré plus de 2 700 visiteurs qualifiés, des lettres d’intention et des contrats signés dans la foulée. Pas mal pour un territoire de 265 000 habitants au cœur du Pacifique Sud.

Cette année, le stand de 70-80 m² annonce une grande nouveauté : un espace dédié à l’attractivité du territoire. Et le voisin de stand ? La French Tech La Réunion, l’autre Capitale outre-mer fraîchement promue et des animations partagées sont prévues. La famille Pacifique Sud s’agrandit !

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1’30, sonnerie, stop !

Place aux pitchs pour finir. 1’30, sonnerie et on coupe le micro. Nouveaux adhérents et futurs ambassadeurs du Caillou à Paris se sont succédé sur scène. Parmi eux, on a pu retrouver :

Pauline Bonaventure – Halophytes Solutions : des légumes comestibles produits à partir d’eau de mer, via des plantes naturellement adaptées à la sécheresse qui peuvent aussi dépolluer les bassins aquacoles. Le Caillou innove dans son assiette !

Yann-Éric Boyeau – MAGIS : une appli de surveillance des aires marines protégées connectée à des satellites, des bouées et du renseignement humain, capable de détecter les comportements suspects de navires en temps réel. Le grand parc de la mer de Corail n’est plus aveugle et on le remercie.

Philippe Gadet – OPS Insight : une plateforme IA pour la conformité réglementaire dans l’aéronautique et le spatial, développée avec des talents calédoniens, incubée par l’Agence spatiale européenne. Une levée de fonds 100 % calédonienne est annoncée et le casque de pilote de chasse était de sortie, fièrement tenu.

Rémi Andreoli – Tauhā : des agents autonomes qui surveillent les territoires en continu par satellite et vérifient la qualité de l’eau, l’érosion côtière, les affaissements de sol, pour passer du constat à l’alerte avant que ça devienne une crise majeure.

Joram Rivaton – WATOM : des serious games sur mesure pour la formation professionnelle. Finis les centaines de slides qui défilent pendant deux jours. Sa solution permet de faire en sorte que les formations ressemblent à un jeu vidéo.

Et ce n’était pas fini, d’autres entrepreneurs ont également pris le micro. Tous les projets sont consultables sur le site de la French Tech NC.

French Tech
Pauline Bonaventure en mode speed pitch…

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Six ans, un Coq origami et maintenant : une Capitale French Tech, un partenariat IOM, la suite d’une délégation à VivaTech et une feuille de route jusqu’en 2028. La French Tech Nouvelle-Calédonie n’a pas fini de faire parler d’elle et depuis le Pacifique Sud, le Caillou brille fort !

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Date et heure

12/05/2026 @ 17:00 à
12/05/2026 @ 20:00
 

Lieu

 

Types d’évènements

 

Catégorie de l’évènement

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